Choisir le type de revêtement
Bien entendu, le choix d’un revêtement, qui marque la personnalité des occupants du logement, reste une affaire de goût. Mais on ne peut faire n’importe quoi, car il faut tenir compte de contraintes matérielles. Même pour l’esthétique, il existe quelques règles confirmées par l’expérience, qui évitent les innovations aventureuses aux résultats douteux.
Les contraintes d’usage doivent intervenir avant le choix esthétique, sous peine de voir le travail rapidement détérioré. Or, s’il est admis que toutes les pièces ne se décorent pas de la même manière, on ne pense pas toujours aux critères matériels liés à l’usage d’une pièce, et même à la nature des murs, au moment de choisir un revêtement.
- La destination du local à décorer nécessite un premier classement parmi les produits utilisables. On sait que certains revêtements fort prisés dans un salon ne doivent pas être risqués sur les murs d’une chambre d’enfants. Mais il faut également tenir compte de l’humidité permanente d’une salle d’eau, ou des vapeurs grasses dans une cuisine.
- L’usage du logement lui même intervient, et une résidence secondaire qui reste longtemps fermée ne s’équipe pas comme une habitation occupée toute l’année. Il faut par exemple s’inquiéter de la tenue aux ultraviolets des revêtements d’une pièce aux fenêtres dépourvues de volets, ou encore réfléchir au comportement de certains textiles dans des pièces qui restent longtemps peu ou pas chauffées.
- L’entretien est un autre paramètre à prendre en compte, notamment pour les pièces exigeant l’utilisation fréquente de produits détergents.
- L’hygiène ne doit pas être négligée, spécialement pour une chambre d’enfants ou celle d’une personne sensible à certaines allergies. De même, il n’est pas sain d’habiller de textile les murs d’un salon où séjournent souvent de nombreux fumeurs.
La qualité du support peut conduire à éliminer certains produits, spécialement quand le mur est poreux ou construit dans un matériau qui réagit à l’hygrométrie et à la température, comme le bois. Dans ce cas, les revêtements collés en plein sont à déconseiller.
- La qualité de surface n’a pas la même importance pour toutes les techniques. Si, par exemple, un revêtement collé n’accepte aucune surface fissurée ou très dégradée, un revêtement en lambris peut être posé sur un mur à la surface très inégale, pourvu qu’il soit sain.
- Les travaux de préparation du support peuvent gonfler exagérément le budget des travaux. Aussi est il prudent de sonder la surface à refaire, si besoin en retirant complètement l’ancien revêtement pour mettre à nu le matériau à recouvrir.