Technique de finition longtemps la plus employée, la peinture retrouve un nombre croissant d’adeptes, grâce à la mise sur le marché de produits plus simples utiliser ou donnant des effets esthétiques originaux.
Toutes les peintures sont constituées d’un liant, de pigments et d’un solvant. La principale classification se base sur le type du solvant, fondamental pour la procédure d’application. La formulation physique du liant et des pigments détermine une seconde classification, qui définit plus particulièrement l’aspect esthétique du produit sec. Le choix doit tenir compte de la nature du support à traiter et de l’usage de la pièce ainsi "habillée", car la peinture universelle reste plus que) jamais une utopie.
Très économiques et faciles à mettre en oeuvre, ces produits sont employés depuis des millénaires.
Les peintures à l’eau classique composées de produits naturels (blanc de craie, caséine de lait, chaux, colle d’os) sont encore employées pour les badigeons, spécialement pour les plafonds. Mais elles vieillissent mal (poudrage et cloquage) et doivent donc être renouvelées assez fréquemment.
Les émulsions sont désignées d’après la résine synthétique constituant leur liant : vinylique, acrylique. Ce liant ne se dissout pas dans l’eau, mais reste simplement en suspension.
Utilisées en intérieur comme à l’extérieur, elles présentent une grande souplesse à l’application et donnent une surface offrant une bonne étanchéité.
Les peintures classiques, à l’huile de lin ou de ricin, présentent l’inconvénient d’une instabilité des couleurs, spécialement pour les teintes claires, et d’un temps de séchage très long (jusqu’à 2 jours), pendant lequel elles dégagent une odeur puissante.
Les peintures en solution, plus modernes, utilisent des résines de synthèse qui leur donnent leur désignation : glycérophtalique, époxyde, polyuréthane. Le liant est une huile modifiée (soja, tournesol) qui ne jaunit plus, garantit la stabilité des teintes et ramène les temps de séchage à 3 ou 4 heures, avec une odeur qui disparaît assez rapidement.
Comme la pellicule de peinture "colle" normalement intimement au matériau qu’elle recouvre, les chimistes ont cherché à y incorporer des produits ayant une action curative sur ce dernier, de manière à étendre la peinture au revêtement de surfaces plus ou moins "malades".
Les peintures microporeuses sont conçues pour les matériaux hygrosensibles, et particulièrement le bois, dont elles préservent l’aptitude à "respirer" tout en l’isolant de l’eau. Il s’agit de formules thermoplastiques qui ne durcissent jamais complètement. De ce fait, on ne doit pas recouvrir avec ces produits les chants d’huisserie et de vantaux, qui se trouveraient collés.
Les peintures à action curative contiennent des produits traitants qui éliminent les causes d’une attaque du support.